Un court instant de répit et c’est au tour des parisiens de Cowards de délivrer leur musique saturée et affreuse dans le sens où l’univers du quintet est si particulier qu’il n’est pas accessible à tout le monde.

Difficile de leur définir un style puisque tel qu’Adrien et Guillaume me l’ont confirmé avant de monter sur scène, Cowards jouent la musique qu’ils ont envie d’entendre.

On pourra donc effectivement dire que l’on ressent des influences du black metal sur certains riffs, du sludge pour le son saturé des guitares, du hardcore par le côté urbain du chant et bien vous vous mettez le doigt dans l’oeil, Cowards c’est Cowards, point barre et quand ils ont en marre d’écouter leur disque, ils en font un autre.

C’est dans cette logique (ou pas) qu’Adrien à la guitare et au chant, Guillaume à la basse, Thibault à la guitare, Julien au chant et Cédric à la batterie nous ont gratifié de deux albums (« Shooting Blanks and Pills » et « Rise to Infamy ») d’un ep « Hoarder » et d’un second ep à paraître le 2 décembre prochain « Still ».
C’est sous l’impulsion d’une année un peu vide selon Adrien malgré une prestation remarquée au prestigieux Hellfest, que cette idée du Ep est née, pour clôturer en beauté l’année et s’octroyer une petite tournée à laquelle j’assiste ce soir.

C’est sous une lumière crachant rouge sang que le quintet prend place et attaque fort avec le titre ‘Shame Along Shame’, le 1er titre de « Rise… ». Le ton est donné, les guitares sont saturées, le son est gros, volumineux et les vocalises affreuses. Julien hurle ses paroles secondé par le chant tout aussi hurlant d’Adrien grimaçant tant il vit sa musique.

De concert, il envoie ses riffs grassement accompagné de Thibault et de Guillaume jouant de l’autre côté de la scène. Le guitariste posant ses riffs dans le noir, le bassiste avec son instrument immense déambulant tel un mort vivant par moment sur le devant de la scène surplombant involontairement le public d’un regard inquiétant.

Les 8 titres s’enchainent sans pause, parcourant ainsi la moitié du second album des franciliens et l’intégralité du ep en avant-première. L’atrocité monte au fur et à mesure que le set défile, les morceaux ayant un caractère affreux sont admirablement bien construits pour ne laisser personne indifférent. Cowards sont là pour tout dévaster et Julien s’en donne à coeur joie à balancer ses vocalises au timbre urbain pouvant paraître torturées, tandis que, Cédric tabasse sa batterie jusqu’à plus soif, torse nu sous la chaleur des projecteurs du Saint des Seins.

Un set d’une quarantaine de minutes passées trop vite tellement nous avons pris la claque de la soirée. Adrien et toute son équipe (si je puis dire) ont fait le job, partis comme ils sont venus déverser un set incroyable sans fioritures. Très peu de communication avec le public, juste de la musique, efficace, directe et qui a retourné le SdS tellement nous sommes restés scotchés !

Cowards s’en est allé comme ils sont venus, sans un bruit après nous avoir donner la fessée…
Si le combo parisien passe près de chez vous (ou pas), n’hésitez pas, allez prendre vous aussi la fessée !

Setlist: Shame Along Shame / Like Us / Let Go / Frustration (is my girl) / Low Esteem / Bend The Knee / Still (Paris most nothing) / Anything But The Highroad

http://www.unitedrocknations.com/live-report-cowards-lindbergh-marble-feather-sds-toulouse-462