“Cowards : En parlant de jeunes pousses locales à gros potentiel, les parisiens ouvrant sur la Warzone représentaient en cette première matinée la fine fleur du hardcore autochtone. Ceci dit, au bout de quatre ans de route et trois sorties au compteur, le quintet francilien n’a plus grand chose à prouver. Une bonne partie de la critique l’a déjà adoubé comme le repreneur le plus crédible du flambeau blafard de la désillusion urbaine et des seringues de haine pure laissés vacants par Kickback depuis 2013. C’est dans cet état d’esprit peu avenant que le groupe monte sur scène, la lèvre crispée, les majeurs tendus, et la bouteille de Jack à la main, de bon matin. Une attitude négative qui frise parfois le surjeu (sans toutefois aller jusqu’à déclencher une pluie de mottes de terre), à la différence de leur hardcore déliquescent qui ne triche pas, et leur permet d’explorer les nuances que compte le large spectre de la violence gratuite, au détour de blasts sauvages, d’un groove sadique, d’une lourdeur oppressante, et de riffs contondants sur lesquels viennent inlassablement se briser des hurlements déchirés. Les compos issus de Rise To Infamy, jouées sous l’oeil bienveillant des deux patrons de label ayant sorti cette masterpiece de misanthropie (celui de Throatruiner entrera même sur scène pour un morceau), qui parsèmeront le set (en complément des moins récents « Fork Out » et « Hoarse From The Get Go », mais omettant les bends savoureux de « Low Esteem ») leur donneront tout loisir pour entrainer le public dans la noirceur malfaisante de leur hardcore sludgy.”

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